2026-10-02 ST PHILIBERT (en remplacement de La Trinité)
A La Trinité, toute la zone des marais est inaccessible depuis septembre pour cause de travaux de rénovation hydraulique, la rando prévue de 11km était donc impossible..
Pas de Problème ! Marylou a plus d’un tour dans son sac (à dos) et plus d’un parcours en tête. C’est donc à St Philibert que nous randonnerons aujourd’hui.
Petite cité devenue balnéaire, Saint-Philibert a une histoire fortement marquée par l’influence de l’océan et par sa vocation ostréicole favorisée par les deux rias qui l’entourent.
Premier coup de cœur de l’après-midi : le GR34 qui longe le Ster (rivière de St Philibert), débouche sur un « placître », espace sacré formé par la chapelle et ses deux fontaines.
Bâtie vers 1648 puis agrandie au cours des siècles suivants, la chapelle St Philibert, appelée aussi Notre-Dame de la Nativité, revêt un plafond d’azur constellé d’étoiles blanches. Derrière l’autel, le retable très imposant date du 17ème siècle, il honore St Philibert. Le tableau central le représente accostant sur le bord du Ster dans son auge de pierre, après avoir navigué depuis l'Irlande. Les ex-voto de bateaux et les vitraux rappellent que la chapelle veille sur les marins, les pêcheurs et les ostréiculteurs.
A l’extérieur, deux fontaines : la plus petite date de 1649 et la seconde plus imposante et solennelle est du 18ème siècle. C’est à partir de cette date que la petite fontaine sert de point d’eau pour les bêtes (on y voit encore une auge de pierre) tandis que la grande fontaine entourée d’une enceinte qui délimite la source est alors dédiée aux habitants. On prêtait à son eau des vertus bienfaisantes pour soulager « les maux d’entrailles » des enfants.
Le sentier nous conduit jusqu’à la pointe , le chantier ostréicole et les plages de Men er Beleg puis de Kernevest. Petit détour autour de l’étang de Kervadoret , presque à sec mais accueillant en son cœur une tribu de canards et une famille d’échassiers.
Nous reprenons le sentier côtier au niveau du Fort de Kernevest, ancienne batterie militaire de surveillance côtière. C’est Napoléon III qui décide de sa construction dès 1860, avec comme principale mission de protéger l’entrée de la rivière de Crac’h. Au XXème siècle, les Allemands réutiliseront d’ailleurs ce lieu pour l’intégrer au Mur de l’Atlantique. Un temps abandonné, il revit aujourd’hui en tant qu’école de voile.
Nous remontons la rivière de Crac’h puis bifurquons sur un chemin qui nous amène au dolmen de Mané Canaplaye , tombe-couloir qui au néolithique (-5000 à -2200 av JC) était recouverte d’un tumulus..
Encore quelques mètres et la boucle est bouclée au lieu-dit Kerroch.
Merci à Marylou pour ce beau parcours côtier.. et au soleil qui était de la partie.
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Photos et texte de Christine KUZNIK






































































































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