2026-06-04 Les MARAIS POITEVINS-La Venise Verte
- 4 juin
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Voyage annuel : Jeudi 4 Juin 2026
Cette année « Le » voyage des Passe-Partout nous emmène loin de nos terres bretonnes pour découvrir le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin autour de Coulon.
Quelques chiffres, des infos et un peu d’histoire … recueilli.e.s auprès de nos guides
Le Marais Poitevin est au Carrefour de 3 départements : Charente-Maritime (17), Vendée (85), Deux-Sèvres (79) et donc de 2 régions : Nouvelle Aquitaine et Pays de la Loire.
Sa surface couvre environ 110 000 hectares et lui donne la 2ème place des plus grandes zones humides de France après la Camargue.
Au Moyen Âge, le Marais Poitevin était en réalité une vaste étendue marine, une terre inhospitalière subissant de nombreuses crues. Il a fallu attendre le 12ème siècle pour que les abbayes du Marais Poitevin impulsent des aménagements titanesques. La construction de digues côté littoral a permis de commencer l’agriculture maraîchère et d’éviter les inondations des marais situés en dessous du niveau de l’océan. Bien plus tard, Napoléon accélère l’assainissement avec la création de canaux et de voies navigables. C’est le Marais Poitevin que nous connaissons aujourd’hui : des Milliers de kilomètres de fossés, canaux et rigoles creusés, des millions d'arbres plantés pour fixer les berges, autant de témoignages d'une relation étroite avec l’eau.
Le marais poitevin est composé de 3 grands ensembles liés à son fonctionnement hydraulique : le marais maritime , le marais desséché, et le marais mouillé représentant 28000 hectares de zones inondables ..
Ce réseau hydraulique permet d'atténuer les effets des variations de précipitations saisonnières : inondations en hiver, assèchements en été. Ses voies rendues navigables ont également contribué au développement des échanges commerciaux et permis l’enrichissement de petites villes comme Coulon.
Au coeur du marais mouillé, Coulon que nous visitons aujourd’hui est situé dans le Département des Deux-Sèvres :
Deux-Sèvres ? Car 2 cours d’eau, la Sèvre Nantaise, dernier grand affluent de la Loire , et la Sèvre Niortaise fleuve côtier qui se jette dans l' Atlantique au niveau de l' Anse de l’Aiguillon. (Il est l'un des rares départements français portant le nom de deux cours d'eau qui ne sont pas confluents).
A 15km en amont de Coulon, la Préfecture, Niort, accueille le siège de nombreuses mutuelles créées à l’origine par des héritiers de l’esprit protestant fort ancré dans ce secteur et est considérée à ce titre comme l’une des capitales françaises de l’Économie Sociale.
A notre descente du bus, nous découvrons Coulon, capitale de la Venise Verte véritable labyrinthe de canaux traversant un paysage unique entouré de prairies naturelles.
Petite cité de caractère, elle abrite des belles bâtisses, des ruelles typiques autrefois voies d’eau pour la plupart et une charmante église trapue et paysanne bâtie en 830, peut-être en bois à l’origine. Souvent pillée par les Normands, elle est reconstruite au 11ème siècle et dédiée à la Sainte Trinité. Au 15ème siècle, le monument est en partie rebâti, puis incendié en 1569 par les Huguenots. Son clocher est reconstruit en 1671. L’édifice est remanié au19ème siècle et classé Monument historique. (architecture poitevine mêlant Roman et Gothique, Faux prêchoir extérieur, Litre funéraire sur la porte latérale, vitraux modernes sur le thème de la Ste Trinité).
Quelques informations fournies par les guides et bateliers :
Louis Tardy fut, Maire de Coulon de 1947 à 1961. Né en 1875 place de la Coutume dans l’ancienne Maison de la coutume. Il fut en 1894 l’un des fondateurs de la Caisse nationale du Crédit agricole,
Fred Gouin habitait au n° 39 de la rue du Four. Chanteur à la voix d’or qui a lancé Ramona, Reviens, La Veuve joyeuse, La Fille du bédouin etc. Retiré à Coulon en 1952,
Louis Perceau était un écrivain, bibliographe et militant socialiste français né à Coulon (Deux-Sèvres) le 22 septembre 1883 et mort à Paris le 20 avril 1942. Il est surtout connu pour ses travaux sur la littérature érotique, la poésie satirique et les contrepèteries.
Place de la « Coutume » Lieu ou était perçu une taxe « la coutume » pour le transport de matériaux par voies fluviales de Niort à Marrans (2/3 pour l'Etat, 1/3 pour le Maire!)
La Pigouille est l'unique barre que le Maraichin utilise pour faire maneuvrer sa barque.
Après un pique nique convivial à Magné, nous avons trouvé refuge dans le bus le temps d’une grosse averse. Nous avons rejoint les embarcadères et nos bateliers pour profiter sous le soleil, d’une balade dans des « plates » semblables à celles utilisées autrefois (et encore de nos jours pour le transport des touristes.. et du bétail sur les îlots du Marais).
Impressionnés par la jungle bocagère qui nous entoure et par les énormes « chablis » (galette racinaire d’arbres déracinés, servant de refuge aux petits animaux du marais et de nid-terrier aux martins-pêcheurs) qui ornent les berges, nous nous laissons glisser au fil de l’eau, à l'ombre des arbres typiques et exploités du marais -frênes têtards, peupliers,aulnes - et aux abords des habitations, des espèces plus « exotiques » et décoratives comme les bambous, figuiers et lianes...
Expérience puissante et douce à la fois. Plaisir ultime de plonger sous une voûte végétale aux 1000 nuances de vert .… Dépaysement et moment de zénitude absolu! - Dixit l’Office du tourisme-.
Après cette échappée bucolique , petit goûter avec brioche vendéenne et jus de pomme avant de regagner le bus et le chemin du retour.
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Photos de Mireille Bonnet, Martine Checroun, Raymond Danielo, Michèle Rivière, Christine Kuznik et Pierre Denniel.
Texte de Christine Kuznik.






































































































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